Il s’en passe des choses, le soir du réveillon : un jeune loup de la finance retrouve son amour de jeunesse dans un aéroport bloqué par la neige, un flic désenchanté se laisse séduite par sa délicieuse voisine de palier ; un obsédé du boulot finit par s’apercevoir que sa collègue a un cœur d’or et les plus belles jambes du monde… Autant de gens pour qui Noël rimait avec solitude et qui ont trouvé l’Amour au pied du sapin.
C’est poussée par la so chic maitresse de la perversion qu’est Stephie (si si à un moment donné, faut l’admettre hein)(et on sait que tu aimes répandre la bonne parole alors on ne t’en veux pas) et sa disciple Heclea (oui cocotte, c’est ta faute aussi) que j’ai succombé à l’irrépressible appel du Passion Intense.
Mais ô trahison totale ! Qu’est-ce qu’un Passion Intense avec seulement un demi-chapitre de Passion et 10 secondes d’intensité (bon ok il était très excité et très fatigué mais quand même !). Avouez que l’on peut hurler à l’imposture tout de même. Bon paraitrait que les recueils de nouvelles ce n’est pas ce qu’il se fait de mieux et qu’il faudrait juste que je passe à un roman tout entier pour être pleinement satisfaite, je demande à voir.
J’admire tout de même toute la poésie et l’incroyable utilisation des synonymes, qui ont le remarquable atout d’enrichir mon vocabulaire de me faire rire. Sur les deux nouvelles que j’ai lu dans Noël sous la couette (oui deux sur six)(non je ne suis pas prude, j’ai juste un niveau de tolérance à la niaiserie très bas)(une haute tolérance au cul par contre mais ils ont oubliés d’en mettre alors bon ça me sert moins), j’ai pu retenir quelques passages, mais le mot du jour sera indubitablement : anfractuosité (y a pinçoter aussi mais ce sera pour une autre fois)(ou pas).
Anfractuosité, nf : cavité profonde irrégulière. Synonyme : trou. Voilà. Vous remarquez à présent aussi toute la poésie et la délicatesse qui repose dans ce doux mot n’est-ce pas. Vous allez me dire que sorti de son contexte, c’est facile de critiquer. Ok. Démonstration :
« Avec sa grande main, il lui engloba le mont-de-vénus. Elle avait la toison la plus fine et la plus soyeuse du monde quel coup de pot quand même de tomber sur celle-là hein. Que tu es douce ! s’exclama-t-il. Glissant son index dans les anfractuosités secrètes, il ajouta : Et chaude ! Et mouillée ! »
So, je ne vous mentais pas, n’est-il pas ?
En fait ma frustration principale réside dans le fait que tout cela est vraiment très mal amené. Les nanas sont limites pathétiquement coincées du cul, les mecs faussement choqués (quoi tu veux que je te saute ? oh non, moi preux chevalier je n’ai pas des pensées aussi impures ! Mais bon si tu insistes hein, baaam ! contre le mur), et le contexte très niais (allez, c’est noël, un petit coup comme cadeau, pas cher et ça détend).
Mais comme je suis têtue et curieuse, je n’abandonne pas. Non je vais inlassablement continuer ma quête du livre inavouable par excellence, tout cela pour la science évidemment. Et pour le rendez-vous so tendance et incontournable de la belle et sulfureuse Stephie. Of course.
Et comme la blogosphère est pleine (enfin pas tant que ça)(disons qu’il y a un noyau extrêmement précieux) de gens rempli d’abnégation et qui ne sont que amour et partage (spécial kassdédi), une lecture inavouable va se faire voyageuse avec du gode égyptien inside (oui oui avec un e). Can’t wait !
Retrouvez le récapitulatif des billets les plus inavouables de la blogosphère chez Mille et une pages (oui j’aime faire la pub à tout va)(c’est sure Miss tu vas pêcho grâce à wikio après ça).
Un Noël sous la couette
Editions J’ai lu
Collection Passion Intense
6 nouvelles, 250 pages de bonheurs (ou pas)








