Affichage des articles dont le libellé est Policier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Policier. Afficher tous les articles

mardi 19 avril 2011

Le Royaume des Voleurs de William Ryan

2 commentaires
1936, début de la terreur stalinienne. le cadavre mutilé d une jeune femme est retrouvé sur l autel d une église désaffectée. l'inspecteur Korolev, chef de la section criminelle de la Milice de Moscou, est chargé d enquêter. Comme la victime est citoyenne américaine, l organisation la plus redoutée de toute la Russie, appelée NKVD, s en mêle. Les moindres faits et gestes de Korolev sont observés. Bien décidé malgré tout à découvrir ce qui se cache derrière ce crime effroyable, il pénètre dans le royaume des Voleurs, ces individus qui règnent sur la pègre moscovite. À mesure que d autres corps sont découverts et que la pression venue d en haut augmente, Korolev se demande qui sont les vrais criminels dans cette Russie où prédominent la peur, la faim, et l incertitude.

Le Royaume des Voleurs est une véritable plongée dans la Russie des années 30, en pleine période trouble où le plus petit faux pas peut vous entraîner en prison et où la dénonciation est affaire courante. L'atmosphère pesante et soupçonneuse superbement bien retranscris nous mets encore plus en conditions pour démarrer une enquête avec l'inspecteur Korolev.

Une enquête pour meurtre qui révélera petit à petit des aspects que Korolev préférerait ignorer mais son instinct et son intégrité le pousse à mener celle-ci jusqu'au, au risque de tout perdre aussi bien la santé que son travail. Ce qui est intéressant dans ce livre ce n'est pas tant l'histoire de meurtre à résoudre mais plutôt la manière dont Korolev mène son enquête, marchant parfois sur des oeufs en raison des bouleversements politiques qui ont lieu à cette période et des implications que certaines révélations entraînent. Ce n'est pas seulement l'histoire de meurtres horribles réalisés par tortures mais tout un complot qu'il faut démanteler.

Korolev est un inspecteur qui a la réputation de mener à bien ses enquêtes de manière consciencieuses et mets un point d'honneur à arrêter le vrai coupable (pas comme certains de ses collègues). D'une allure austère, se dégage en fait un personnage au fond doux et attachant, mais aussi torturé. 

Malgré beaucoup de référence historique, l'usage des noms russes (pas forcément aisé à lire) et des termes spécifiques aux pays, la lecture se fait s'en mal et de manière très fluide. Rien de rébarbatif dans ce livre, tout y est intéressant et permet de découvrir au travers d'une fiction ce qu'il se passait à l'époque. 

En bref, un roman policier sur fond historique très bien retranscris par William Ryan et qui tient en haleine tout le long, une première enquête qui laisse présager du bon pour la suite avec toujours l'inspecteur Korolev.

mardi 15 mars 2011

Blog-pong littéraire 6ème round : La Princesse des glaces de Camilla Läckberg

5 commentaires
Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'œuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

Ce mois-ci le blog-pong se tourne vers un policier suédois. Il a été, pour ma part, laborieux à lire et je n'en ressors pas du tout convaincue par l'auteur qui pourtant et très plébiscité. Explications : 

- Commençons tout de suite par les choses qui fâchent, j'ai cru comprendre que ta lecture t'avait ennuyée, qu'attendais-tu de ce livre que tu n'y as pas trouvé ?
J'avais acheté ce livre en pensant y découvrir une histoire bien sombre, des meurtres terribles et une enquête passionnante pour découvrir les coupables. Et dès le départ je me suis rendu compte que l'univers n'était pas celui attendu et je n'ai malheureusement pas trouvé dans le récit quelque chose qui m'aurait accroché. J'ai trouvé ça long et plat.

- Il s'agit d'un polar aux multiples rebondissements, as-tu été surprise par certaines révélations ou t'attendais-tu à tout ?
Il est vrai que l'histoire est assez tarabiscotée et nous mène sur de fausses pistes. J'avais moi-même élaboré certaines théories à la moitié du livre, certaines étaient bonnes et d'autres bien loin de la vérité. Toutefois plus j'arrivais en fin de récit et voyais approcher les révélations, je les sentais venir à dix kilomètres. Pas de surprise donc, déçue même par le déroulement de l'enquête car j'ai trouvé que le policier découvrait les choses trop facilement et sans beaucoup d'explications pour nous lecteurs. D'un coup il avait une idée, mais rien ne nous était exposé. On ne savait à quoi il avait pensé qu'une fois qu'il confrontait les faits et les gens, je n'ai pas du tout aimé cet aspect là.

- Qu'as tu pensé de l'histoire parallèle entre Erika et Patrik ?
C'était assez sympa cette petite histoire mais trop facile selon moi. Il n'y a quasi aucun effort de fait des deux côtés pour séduire, ils tombent dans les bras de l'autre comme ça. Peut être est-ce dû au fait qu'ils se connaissent depuis longtemps, mais ça va trop vite. J'ai eu l'impression que ce n'était qu'un prétexte pour permettre à l'auteur de faire avancer son enquête, puisque les deux personnages cherchent de leur côté, les réunissant cela a permis à l'un d'avoir des infos qu'il n'aurait peut être pas eu sinon.

- Le style de Camilla Läckberg t'a-t'il plu ? Pourquoi ?
Je ne suis pas fan on va dire. Je me suis vraiment ennuyée tout du long, parce que c'était plat. Même les rebondissements ne m'ont procurés aucun sursaut d’intérêts. Ce n'est pas un style qui me convient je pense, qui peut plaire mais pas à moi.

- L'intrigue se passe en Suède, est-ce un environnement qui t'attire dans les romans ? Trouves-tu que cela apporte quelque chose de différent ?
J'aime bien par contre la situation du roman d'un pays nordique, avec le froid, le petit village, les noms de villes quasi imprononçable. Je ne sais pas si cela apporte quelque chose de différent mais c'est toujours sympa de s'imaginer un pays que l'on ne connait pas à travers les écrits d'un auteur.

- Dans ce roman, on passe très souvent d'un protagoniste à l'autre, que penses-tu de ce procédé ?
Cela ne m'a pas gêné dans ma lecture en tout cas, ça se fait de manière assez naturelle donc du coup on n'est pas perdu. On a ainsi plusieurs aspects de l'histoire, même si je pense que tout raconter du point de vue d'un seul personnage (celui d'Erica pourquoi pas) aurait eu le même impact. Le seul point de vue qui m'a dérangé, non pas pour son contenu car c'était assez touchant, c'est celui de la soeur d'Erica, Anne. Je ne vois pas ce qu'il apporte à l'histoire.

- Liras-tu les autres romans de cette auteur ?
Non je ne pense pas, je suis un peu déçue de ne pas avoir été emporté par son livre, je doute de pouvoir l'être avec un autre. Et il y a en tellement d'autres à découvrir ou à mieux connaître.

Vous pouvez trouver l'avis d'Heclea qui est un peu plus positive que moi sur son blog dès maintenant. Le mois prochain nous retournerons à nos amours avec un livre jeunesse et des vampires avec le premier tome de la série Les Soeurs Wilcox : Les Vampires de Londres de Fabrice Colin. Rendez-vous le 16 avril !


Editions Actes Sud
Collection Actes Noirs
381 pages

lundi 21 février 2011

L'hiver de Frankie Machine de Don Winslow

3 commentaires
Frank Machianno tient une boutique d’appâts sur la plage de San Diego, surfe chaque matin et s’occupe d’immobilier l’après-midi – un gars sympa et sans histoire. Mais, dans une vie antérieure, il a été l’homme de main de la mafia de la côte Ouest. Une vraie machine à tuer, d’où son surnom, Frankie Machine. Tout bascule le jour où Frankie accepte de rendre service au fils d’un « boss » local : l’affaire tourne mal. Le voici en cavale, traqué par des tueurs impitoyables…

J'ai lu ce livre dans le cadre du Prix littéraire du Livre de Poche, section polar, dont je suis jury cette année. A priori, en temps normal, je ne me serais pas penchée sur ce titre. C'est donc une bonne chose que de faire partie de ce jury puisqu'il m'a permis de découvrir un très bon policier et un auteur dont j'ai bien envie de lire d'avantage.

Une des choses qui m'a plu et que dans un premier temps, l'auteur prends le temps de nous présenter totalement son personnage principal. Alors que souvent les longues descriptions me rebute, ici cela ne m'a pas du tout gênée car on découvre Frankie petit à petit à travers son quotidien. De simples actions qui nous en apprennent plus que de longs discours. 

Après cette petite période de mise en place, l'action démarre vraiment et nous voilà plongé dans l'univers mafieux qui fut celui de Frankie pendant de longues années. L'on remonte le temps jusqu'au jeunes années de ce dernier afin de découvrir qui souhaite le voir mort et qui lui a envoyé ses sbires pour l'éliminer. Commence alors une cavale qui va nous faire voyager, découvrir les dessous des mafiosos, les intrigues, les règles, les règlements de comptes. 

Je me suis beaucoup attachée au personnage de Frankie, savoir ce qu'il est devenu et découvrir ensuite ce qu'il fut, savoir qu'il était le meilleur dans sa partie et qu'avec le temps il n'a pas perdu la main, le voir placer la protection des siens avant sa vie. Un mec sympa qui fut en son temps un redoutable tueur.

Au fil de ma lecture j'en suis venue à lire ce livre comme si je regardais un bon film. Les scènes d'actions, les fusillades, les courses poursuites en voiture, c'est comme si j'y étais. Il y a très peu de temps mort, on tiens un bon rythme tout le long. Le seul tout petit point négatif que je noterais est la profusion de nom de famille italien (forcément) et les liens alambiqués difficile à retenir entre les différentes familles.

Bref, un très bon policier qui tient en haleine et qui me fait me rappeler pourquoi j'aime autant ce genre (même si j'en lis moins à présent). 

Merci au Livre de Poche pour cette lecture.

Editions du Livre de Poche
Collection Policier
505 pages
Les avis de Spyd et Latite06 (Jurés également)

vendredi 10 décembre 2010

L'ombre de ton sourire de Mary Higgins Clark

3 commentaires

A l'heure où les petits-neveux du docteur Alex Gannon, qui vient de mourir, se disputent son fabuleux héritage, Olivia Morrow doit-elle révéler le terrible secret qu'elle est désormais la seule à connaître ?
N'est-ce pas renier la promesse faite à sa cousine Catherine et trahir sa mémoire que de révéler l'existence de sa petite-fille Monica ? Qui pourrait en effet soupçonner soeur Catherine, nonne en voie de béatification, d'avoir, à dix-sept ans, eu un enfant d'Alex, et de l'avoir abandonné ? Dévoiler ce qu'Alex lui-même ignorait, c'est mettre en danger la vie de la jeune fille.


... L'ombre de ton sourire : l'expérience Audiolib

Grâce à l'éditeur de livres audio Audiolib et à Thomas, j'ai pu tenter l'expérience de la lecture audio. Cela faisait un moment que je voulais découvrir cette manière alternative de "lire", savoir si j'étais capable de me concentrer assez pour écouter la lecture tout en faisant autre chose, comme le ménage ou la conduite en voiture.

Et bien il faut que je me rende à l'évidence, pour moi l'audiolib c'est dans le silence total et la totale inactivitée que cela me correspond le mieux. J'ai tenté dans le train, mais j'étais sans cesse distraite par les allers et venus, j'ai donc rapidement abandonné cette option. J'ai tenté aussi pendant le ménage, ce qui serait quand même un gain de temps niveau lecture et une manière de rendre la tâche plus agréable. Pour ma part, encore une fois ma concentration n'est pas assez forte pour saisir l'histoire de cette manière (alors que lorsque je lis un livre, je peux le lire dans n'importe quelles conditions).

J'ai alors tenté la solution la plus tranquille qui soit : écouter l'audiolivre le soir, une fois couchée avec mon Iphone. Et là, par contre, super expérience, j'ai pu bien me plonger dans l'histoire et suivre le fil tout le long. C'est donc comme ça que j'ai terminé le livre, sans bruit parasite, sans autre chose à faire que écouter.

J'ai apprécié la voix qui raconte l'histoire, celle de Caroline Beaune qui raconte vraiment bien, mettant tout ce qu'il faut dans sa voix pour faire passer les émotions, les situations. Et puis, c'était sympa de se faire lire une histoire par Lynette des Desperate Housewife dont Caroline fait la voix française.

A noter que plusieurs solutions s'offrent à nous pour le choix du support puisque l'audiolivre se présente sous la forme d'un Cd, donc qu'il peut aisément être écouté dans la voiture, sur une chaîne ou sur l'ordi mais il est aussi en format mp3, idéal pour les écoutes nomades.
... L'ombre de ton sourire : le livre

Si l'expérience audio m'a plu, le livre en lui même ne m'a pas du tout convaincu. Encore une fois, j'ai été bien déçue par Mary Higgins Clark, moi qui était une grande lectrice de ses romans dont je ne loupais aucune sortie.

Déjà avec Où es-tu maintenant ? je m'étais ennuyée, trouvant l'histoire longue et sans grand intérêt, avec L'ombre de ton sourire ce fut le même constat. Mary Higgins Clark semble vouloir s'attaquer à de nouveaux sujets peut être pour se diversifier et pour le coup l'on s'éloigne des intrigues bien ficelées qui faisaient le charme de ses romans.

Dès les premières minutes de lecture, je me suis retrouvée perdu avec les personnages et cela à continuer tout le long. Trop de personnages, beaucoup d'explications, de relations entre eux, qui fait que j'ai eu du mal à faire le tri.

Je ne m'étendrais pas sur le style car il est difficile d'en parler sans avoir eu les mots sous les yeux. Pour ce qui est de la forme, alors que pour certains livres l'alternance des points de vue peut être bénéfique à l'intrigue et donner envie de continuer, ici cette alternance n'a fait que m'embrouiller d'avantage. 

Je regrette beaucoup le temps où Mary Higgins Clark savait surprendre son lecteur et lui donner envie de connaitre le dénouement. Ici j'ai juste eu hâte de terminer cette écoute afin de passer à autre chose.

J'aurais bien envie de dire que c'était la dernière fois que je lisais ses romans, mais mon optimisme me poussera encore à tenter l'aventure, dans l'espoir de retrouver le style de MHC comme dans La Nuit du renard ou Nous n'irons plus au bois, pour ne citer qu'eux (en fait, jusqu'à Deux petites filles en bleu publié en 2006 vous pouvez y aller quasi les yeux fermés).






Vous avez envie de tenter l'expérience de la lecture audio ? Jusqu'au 14 Décembre, vous avez la possibilité de gagner un Audiolib (15 Audiolib en jeu) en répondant à un petit questionnaire tout simple. Pour jouer il vous suffit de vous rendre sur cette page (clic). Bonne chance et bonne écoute !




mardi 7 septembre 2010

Les étranges talents de Flavia de Luce de Alan Bradley

6 commentaires

Été 1950. Le paisible manoir de Buckshaw est agité par de surprenants événements. Un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d’un plant de concombres, et le maître de la famille, le colonel de Luce, n’est plus lui-même. Le plus mystérieux ? Quelqu’un a subtilisé un morceau de l’écœurante tarte à la crème de Mme Mullet. 


Avec son œil affuté et son laboratoire de chimie, c’est Flavia, l’une des trois filles de Luce, qui va mener l’enquête dans le passé tourmenté de son père.


La raison principale qui a fait que j'ai adoré ce livre est le personnage de Flavia. Quelle petite fille étonnante ! Fascinée par la chimie (à la limite du morbide puisqu'elle adore les poisons), avec un esprit dégourdi et vif, Flavia se lance dans une enquête policière qu'elle va mener avec brio, permettant de résoudre un meurtre et une vieille énigme.

Flavia est très attachante, on la sent seule et c'est pourquoi elle trouve refuge dans les livres et la chimie. Ses soeurs ne s'occupent pas d'elle, son père vit dans le souvenir, Flavia doit donc se débrouiller par elle-même pour tout et elle est très débrouillarde. J'ai bien aimé son petit humour parfois caustique, suivre le cours de ses pensées qui la mène vers le meurtrier, la voir aller d'un point à un autre sur sa Gloria (son vélo)...

Deuxième point qui m'a plu ici c'est l'univers dans lequel se déroule ce livre. Au coeur d'un petit village typiquement anglais (enfin selon ce que je m'imagine personnellement) et au sein d'une demeure familiale à l'histoire étonnante (peut être pas assez exploitée d'ailleurs).

L'enquête en elle même est peut être un peu trop simple, il est assez facile de deviner le fin mot de l'histoire et d'identifier le meurtrier et le pourquoi du comment. Mais pour un livre jeunesse on ne peut s'en doute pas demander non plus la complexité que l'on retrouve dans les thrillers adultes.

En bref, un trhiller jeunesse des plus réussis à conseiller pour une découverte du genre ou bien simplement pour passer un bon moment de lecture. 


vendredi 23 juillet 2010

Usurpé de Laurent Terry

3 commentaires
Brillant homme d’affaires de San Francisco, Thomas Eckelton ouvre les yeux ce matin-là sur un véritable cauchemar : il est au cœur d’El Paraíso, le tentaculaire bidonville de Bogotá, une des villes les plus dangereuses du monde. Il n’a ni papiers d’identité ni argent. Il est seul, dans un univers ultraviolent. Comble de l’horreur, il découvre qu’il a changé de visage ! Pourquoi l’a-t-on abandonné dans la métropole de tous les dangers ? Comment revenir dans la société lorsqu’on a perdu son identité ? Comment lutter contre ceux qui, dans l’ombre, ont tout fait pour vous détruire ?

Après avoir écrit un article sur la collection Nuit Blanche de Plon dans le Livraddict Mag spécial Polar, je n'avais qu'une envie : découvrir tous les titres de celle ci. Après Surhumain de Thierry Brun, je me suis donc attelée avec impatience à Usurpé.

Comme pour Surhumain, je trouve déjà que rien que la couverture est attrayante. Rouge sang, on devine une empreinte de main en fond, cela donne tout de suite le ton du livre. Après avoir lu la quatrième de couverture, c'est confirmé : nous allons partir en quête de l'identité d'un homme dépossédé de tout, de son nom, de son statut, de ses ressources, de sa vie. 

Dès les premières pages, on est dedans. Difficile de le lâcher, ce qui arrive à cet homme est tellement incroyable que l'on n'a de cesse de savoir ce qu'il va lui arriver de plus et comment il va réussir à s'en sortir. Au début, j'ai eu du mal à apprécier le personnage de Thomas (notre homme dépossédé). Je le trouvais trop sure de lui, je n'aimais pas ce que pouvait en dire ses proches, l'homme qu'il était devenu suite à sa réussite ne me plaisait pas du tout. Et puis peu à peu, on le voit faire un cheminement inverse, se rendre compte que la réussite qu'il a toujours souhaité n'est peut être pas ce qu'il pouvait lui arriver de mieux, que certains de ses choix n'étaient pas forcément des plus avisés, que ce n'est pas forcément ceux qui ont le plus de moyen qui vous aident dans les moments difficiles. 

L'alternance des points de vue au fil des chapitres permet de donner un bon rythme à la lecture et puis de ne pas s'ennuyer avec la quête de Thomas. De l'autre côté nous avons l'équipe du FBI qui se charge de mener l'enquête sur la disparition de Thomas et surtout de le retrouver. Nous assistons à un chassé croisé entre les deux enquêtes (Thomas menant celle de savoir qui a donner l'ordre de lui faire ça), chacun dénichant un bout du puzzle. Il faudra attendre leur réunification pour voir les fils se démêler et enfin comprendre le fin mot de l'histoire.

J'ai apprécié le fait que l'auteur se donne la peine de donner à chaque membre de l'équipe du FBI un passé, une identité qui permet de mieux les connaître, de mieux comprendre leurs réactions, je regrette juste qu'on est pas le temps de s'attacher vraiment à eux puisque l'on passe finalement peu de temps avec chacuns. Une équipe avec des tempéraments fort différents mais des capacités telles qu'ils se complètent et avancent grâce au travail de chacun.

Sans même un crime de sang, Laurent Terry nous livre ici un policier bien tourné, qui tient en haleine, avec pour trame de fond une OPA hostile qui nous montre ce que certains sont près à faire pour arriver à leur fin. Après deux lectures captivantes au sein de la collection Nuit Blanche, je ne peux qu'avoir hâte de découvrir les autres titres, et ça tombe bien puisque Potens d'Ingrid Desjours est aussi dans ma PAL.

Un grand merci à Emmanuelle et aux Editions Plon pour ce partenariat ainsi qu'à Livraddict.


mercredi 9 juin 2010

L'épouvantail de Michael Connelly

12 commentaires
Viré du L.A. Times, le journaliste Jack McEvoy hésite entre le dégoût et la rage. Mais c’est la fierté qui finalement l’emporte : dans les quinze jours qu’il lui reste, il compte mener une enquête qui lui vaudra ? excusez du peu - le prix Pulitzer. Et les pontes de la direction n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.

Son temps est compté, et a priori l’histoire d’Alonzo Winslow, un dealer meurtrier de 16 ans, n’a rien de prometteur : le gamin a avoué. Mais dans des conditions pour le moins douteuses…

Embarqué dans une aventure qui le dépasse, convaincu que la police a triché, Jack lance un S.O.S. à Rachel Walling, l’agent du FBI qu’il aime depuis toujours. Sans se douter que dans le même mouvement, il enclenche le piège machiavélique tendu par un tueur d’une intelligence et d’une cruauté ahurissantes.

Fan de Connelly depuis de nombreuses années, je n'avais pourtant rien lu de lui depuis bien longtemps (je ne sais même plus lequel j'ai lu en dernier). Alors quand j'ai vu ce titre dans la dernière opération Masse Critique de Babelio, je n'ai pas pu résister (et pourtant c'est pas faute de m'être raisonnée, mais faut croire que je ne suis plus très convaincante face à moi même).

Il m'a fallut un petit temps pour remettre le héros de ce livre. Le nom me disait quelque chose et puis ça a fait tilt lorsque les références au livre Le Poète ont commencées. Jack Mcevoy est donc le personnage principal de ces deux bouquins, plusieurs années s'étant écoulées entre les deux. Jack s'est remis de sa confrontation avec le Poète, il en a même tiré parti en publiant un livre sur ce meurtrier et à connu son heure de gloire grâce à ça.

Pourtant sa carrière de journaliste est en passe de connaître un sacré changement car il vient de se faire virer. Il a 15 jours pour former son successeur, mais surtout il a 15 jours pour trouver un sujet qui le fera sortir par la grande porte. Fonceur, perspicace, prêt à tout pour avoir son sujet, Jack s'engage sans le savoir dans une enquête qui va être bien plus qu'un simple billet de sortie pour sa carrière.

Sur le fond d'une analyse d'internet et de ses usages pas toujours des plus corrects (manipulations de données, accès à la vie privée ...),  Connelly nous livre à nouveau un très bon policier, toujours bien documenté. J'ai particulièrement aimé suivre à la fois Jack dans son enquête et Carver "L'épouvantail", le tueur en série. On sait donc d'entrée de jeu qui est le "méchant" mais cela ne fait que renforcer l'intrigue, nous avons les deux côtés : la manière dont Jack va traquer l'épouvantail et les moyens mis en oeuvre par ce dernier pour ne pas se faire attraper.

En bref, j'ai retrouvé dans ce roman tout ce que j'aime chez Connelly et que j'ai pu rencontrer auparavant dans des livres tel que Le Poète, Les égouts de Los Angeles (première enquête du célèbre inspecteur Bosch) ou bien Créance de sang (avec l'agent du FBI Terry McCaleb).

Je tiens à remercier Babelio et les Editions du Seuil qui m'ont permis de retrouver l'auteur (je vais très certainement chercher à lire ceux que j'ai "loupé" entre temps).

L'avis de Flof13 qui a aimé aussi.


mercredi 2 juin 2010

Sans un mot de Harlan Coben

8 commentaires
Jusqu'à quel point connaît-on vraiment son enfant ? Mike et Tia ne cessent de se poser la question : leur fils Adam, seize ans, a changé. Réfugié dans sa chambre, il ne quitte plus son ordinateur. Malgré leurs réticences, Mike et Tia se décident à installer un logiciel de contrôle. Un jour, un e-mail inquiétant. Et Adam disparaît. Sans un mot... C'est alors que tout bascule. Sur un rythme d'enfer, Harlan Coben nous entraîne dans un thriller plus électrisant que jamais. Pièges du web, délinquance virtuelle, tueur psychopathe, le maître de nos nuits blanches se joue de nos angoisses avec une délectation machiavélique.

Lorsque je commence la lecture d'un Coben, je ne doute pas un instant de passer un bon moment. Cette fois ci n'a pas dérogé à la règle, ne pouvant que difficilement décrocher de l'histoire, les pages ont défilés à une vitesse folle.

L'histoire se décompose en deux parties, se déroulant parallèlement, sans aucun lien apparent. D'un côté des parents qui s'inquiète pour leur fils et qui le mettent sous étroite surveillance jusqu'à ce que le garçon, Adam, s'enfuit sans raison. Ils vont tout mettre en œuvre pour le retrouver, remettre en question leur méthode d'éducation ( l'ont ils trop surveillé ? L'ont ils étouffé ? Qu'on t ils fait de travers ?). De l'autre, des jeunes femmes qui se font enlever par un drôle de couple, pour une raison qui nous échappe encore au début du livre.

Les personnages sont très bien décrit, ni trop ni trop peu. Comme Myke, le père d'Adam, qui est chirurgien, fan de Hockey, qui donne une impression de sécurité avec son fort tempérament et sa volonté de protéger sa famille à tout pris. Ou bien Tia, la maman, a l'air un peu perdu de voir son fils s'éloigner d'elle, mais elle prends les choses en main pour tenter de le comprendre. Il y a aussi Jill, la petite sœur, dont on pense le rôle des plus secondaire et qui se révélera être un élément clé dans le dénouement. Maligne et intrépide, elle est attachante et j'ai adoré son personnage.

Il n'y a que les personnages des « kidnappeurs » qui restent peut être un peu trop flou, on ne sait pas grand chose sur eux ni sur leur motivations bien que quelques zones d'ombres s'éclairent par la suite. Mais pas suffisamment d'après moi.

J'aime beaucoup le style de Harlan Coben, toujours à mêler technologie dernier cri et histoire improbable. L'histoire se déroule sur un temps très court, ce qui rythme le récit. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, avide de savoir ce qu'allait devenir le jeune garçon, Adam, de connaître les raisons de sa fuite. Mon intérêt était un peu moindre pour la deuxième histoire mais il fut relancer lorsque j'ai commencé à faire des parallèles entre les deux affaires.

En somme, un vrai coup de coeur pour ce livre qui me rappelle pourquoi, de temps en temps, il est bon de se plonger dans un policier !

mercredi 3 juin 2009

4 fers au feu de James Patterson

0 commentaires
Voilà bien longtemps que je ne m'étais pas plongée dans un policier. Pour ne pas être déçue, j'ai choisi une valeur sure dans le domaine en la personne de James Patterson. J'ai lu bon nombre de ces bouquins et j'ai toujours adoré.
Ici nous retrouvons les membres du Women Murder Club dans une nouvelle enquête. Bon j'ai du louper un épisode car maintenant elles ne sont plus que 3 au lieu de 4, l'une d'entre elles ayant été apparemment assassinée.
L'histoire tourne autour de Lindsay, lieutenant à la criminelle de San Francisco. Le livre commence sur une arrestation qui tourne mal et où Lindsay se voit obliger de faire feu. Résultat un mort, un blessé grave, 2 ados. Malgré que Lindsay et son collégue étaient en légitime défensent, les parents des deux enfants portent plaintes contre le lieutenant pour lui faire "payer". De cette première histoire, découle la deuxième enquête du lieutenant qui l'aménera à traquer un tueur à qui elle a déjà eu affaire par le passé. L'occasion pour elle d'enfin clore un dossier qui la suis depuis 10 ans.
J'ai apprécié ce petit livre bien sympa et bien écrit, pas de temps mort, du suspense, de l'action, des rebondissements. Et j'ai même pas perdu la main car j'ai démasqué les coupables assez vite !

Une banale arrestation tourne mal. Une jeune fille est tuée par balle. Le lieutenant Lindsay Boxer est-elle responsable de cette bavure ? Mise en accusation, Lindsay va devoir défendre à la fois sa carrière et sa vie. Alors qu'elle attend son procès dans le paisible village de Half Moon Bay, une série de crimes vient troubler le calme de l'endroit. Lindsay est convaincue qu'il existe un lien entre ces meurtres et une vieille affaire non résolue qui l'obsède toujours. Epaulée par ses amies du Women's Murder Club - Claire, le médecin légiste, et Cindy, la journaliste -, elle va risquer sa peau sur plusieurs fronts : face à ses juges, face à ceux qui veulent l'empêcher de découvrir la vérité... Une enquête menée avec précision, un suspense haletant. La quatrième affaire du Women's Murder Club.

vendredi 30 janvier 2009

Le détective de Noël de Anne Perry

2 commentaires
Voilà un auteur dont j'ai beaucoup entendu parler des derniers temps et que j'ai enfin pu lire. Anne Perry est un auteur britannique, qui a écrit bon nombre de romans policiers victoriens. Certains mettent en scène le couple Charlotte et Thomas Pitt et d'autres William Monk.
Dans celui ci c'est la grand mère de Charlotte qui mènent l'enquête. Bon, on peut pas dire que ce soit du grand policier, mais c'est très agréable à lire, surtout le soir avant le coucher histoire de se détendre.
Mariah Ellison est donc la grand mère de Charlotte, qui se voit contraint d'aller passer Noël chez son ex belle-fille et le nouveau mari de celle-ci. Tout cela ne lui plait guère et elle a bien l'intention de se montrer désagréable au possible. Et puis voilà que débarque une invitée de dernière minute, qui monopolise l'attention et se permet même de mourir sous le même toit que Mariah. Celle-ci flaire le crime tout de suite et décide de mener l'enquête.

Pour Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre et austère de Charlotte Pitt, ces fêtes de Noël s'annoncent comme un véritable cauchemar ! Être exilée contre son gré chez son ancienne belle-fille, au bord de la Manche, avait déjà mis ses nerfs à rude épreuve, la voilà maintenant obligée de supporter l'arrivée d'une invitée de dernière minute, Maude Barrington. Cette aventurière a passé sa vie à parcourir le monde et, selon Mariah, l'existence même de cette personne est une insulte aux convenances victoriennes. Mais elle ne pourra s'empêcher d'être touchée par sa joie de vivre. Lorsqu'elle découvre un matin son corps sans vie, son sang ne fait qu'un tour. Le médecin conclut à une mort naturelle, mais, pour Mariah Ellison, cela ne fait aucun doute, Maude a été empoisonnée. Dans le plus grand secret, elle décide d'enquêter sur-le-champ et se rend dans la famille de la victime...



Mon avis : 7/10 Lecture très agréable et rapide.