samedi 28 août 2010

Le Cas Jack Sparks, saison 2 : Automne Traqué de Victor Dixen

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Washington, New York, Dublin, Tokyo :


Dans la nuit des grandes villes a commencé une course-poursuite secrète... mortelle.

L'enjeu ? La survie de la planète.
Les hommes ne le savent pas encore, mais le monde qu'ils ont toujours connu est sur le point de disparaître.

Jack Spark s'est donné pour mission de les protéger. S'il réussit à échapper aux forces invisibles qui veulent sa mort. Et surtout, s'il parvient à vaincre ses propres démons...

L'automne, c'est la saison des grandes chasses. 
La traque est lancée !


Pas de temps mort entre les deux tomes, on enchaîne directement après la scène final de la saison 1. Pas de risque d'être perdu, on garde le fil de l'histoire et on avance.

Alors que dans le premier tome nous n'avions que le point de vue de Jack, dans ce second opus, nous alternons entre lui et certains des amis qu'il s'est fait à RedRock (Sinead, Ti-Jean et Josh). Chacun nous permettant de découvrir de manière plus globale l'histoire mais aussi ses implications et ses répercutions selon les points de vue. 

Ils sont ici tour à tour traqueur puis traqué, par les forces armées américaines et par les fés, voyageant de pays en pays. Il n'y a pas un seul moment de répit dans ce livre, tout va très vite bien que plusieurs semaines se passent parfois entre différentes actions. 

De nouvelles révélations vont ponctuer le récit, chacun va découvrir certaines choses sur lui même qu'ils ignoraient jusqu'à là. Et on s'aperçoit que les rôles de Sinead, Ti-Jean et Josh seront bien plus important que ce que l'on pouvait imaginer à la fin du premier tome. Tous n'ayant qu'un seul but : aider Jack Sparks dans la lutte qui l'attends pour sauver à la fois l'humanité et le peuple des Fés. Et cela ne sera pas sans difficultés vous pensez bien.

Toujours aussi bien écrit, ce second tome creuse un peu plus encore dans l'histoire, nous amenant peu à peu vers l'affrontement final. Un bon cliffhanger vient clore cet opus et l'on se retrouve à attendre la suite avec impatience afin de savoir ce qu'il advient de Jack et ses amis que l'on quitte en bien mauvaise posture.

A noter : le petit rappel fait en début de chaque chapitre sur ce qu'il s'est passé avec ce personnage précédemment. Vu que l'on alterne les points de vue, c'est un bon moyen de garder le cap et de ne pas s'embrouiller les méninges.

Merci aux Editions Jean-Claude Gawsewitch pour la découverte de cette superbe saga jeunesse.


mardi 24 août 2010

Le Jardin Secret de Frances H. Burnett

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Mary Lennox est une enfant peu engageante. Privée d'affection, elle n'a jamais appris, dans son extrême solitude, à sourire ni à aimer. A la mort de ses parents, emportés par une épidémie de choléra, Mary quitte l'Inde où elle avait toujours vécu. Exilée dans le manoir anglais d'un oncle toujours absent, Mary trouve du réconfort dans l'Amitié. Elle partage avec Dickon, Colin et le rouge-gorge un merveilleux secret : un jardin oublié de tous, dont la clef, comme par magie, ouvre aussi la porte des cœurs...


Le Jardin Secret est pour moi un formidable souvenir d'enfance. C'est le seul livre que je me souviens avoir emprunté à la bibliothèque de ma ville lorsque j'avais une dizaine d'année car il m'a beaucoup marqué. Depuis lors je n'avais eu de cesse de le chercher partout, librairie, brocante, vide-grenier. En vain. Et puis après un appel lancé sur le forum Livraddict, voilà qu'EvilysAngel me contacte pour me proposer de me l'envoyer (Merci merci) ! La magie de la blogosphère à encore frappé ! 

Alors pourquoi est ce que ce livre m'a autant plu ? A l'époque de ma première lecture je ne saurais le dire mais aujourd'hui je pense avoir quelques pistes. 

Tout d'abord, on tombe rapidement sous le charme de l'écriture de Frances H. Burnett, avec des mots simples elle réussit à décrire tellement de chose et de manière si réaliste que l'on est plongé dans notre lecture et dans l'univers du Manoir de MisselWaite. Cela en devient presque magique car l'on s'imagine très bien traînant dans les allées du jardin, découvrir avec Mary le Jardin Secret, le voir reprendre vie grâce à ses bons soins, l'odeur des fleurs, de la lande. 

Ensuite le personnage de Mary est tellement attachant. Bien qu'au départ on se retrouve face à une véritable peste, on ne peut que se prendre de pitié pour cette petite qui devient orpheline sans que personne ne se soucie d'elle. Puis petit à petit, une fois à MisselWaite, l'a voilà qui prend vie et forme, passant d'une petite créature maigrelette presque laide à une mignonne petite fille au joue rosie par le vent. Il n'y a d'ailleurs pas que son physique qui change, son caractère aussi !

Le Jardin Secret, c'est aussi une belle leçon sur l'amitié et ses bienfaits. Où comment une petite fille et un petit garçon, esseulés et aux caractères impossible, vont se trouver et découvrir ensemble combien la vie est belle lorsque l'on a des amis avec qui partager.

A lire à tout âge car la magie marche aussi bien sur les petits et les grands !

dimanche 22 août 2010

Le Cas Jack Sparks, saison 1 : Été mutant de Victor Dixen

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Redrock, Colorado :
Un camp de vacances aux allures de prison.


Des adolescents anéantis par des éducateurs sans pitié.
Jack Spark est le seul à résister. Mais son corps subit d'étranges mutations et il découvre en lui de terribles pouvoirs.

Fuir ou combattre, Jack a-t-il vraiment le choix ?...


Dans ce premier tome des aventures de Jack Sparks, Victor Dixen pose les bases de son univers. Nous commençons notre lecture des plus simplement, en découvrant le personnage central, Jack, adolescent tout ce qu'il y a de plus normal mis à part une allergie au sel et une tendance à l'insomnie.  Sa vie va basculer le jour où ses parents l'expédie dans un centre "de vacances" qui se révèlera être un endroit fort peu recommandable.

Une multitude de personnage viendront au fil du roman graviter autour de Jack Sparks. Tous auront leur importance, même ceux que l'on penser insignifiant ou bien du côté des "tortionnaires". Ce qui est marquant ici, c'est que chaque personnage ne pouvait pas être plus différent les uns des autres et ces différences sont exploités au possible. Cleptomanie, Boulimie, Anorexie, Toc obsessionnel concernant la propreté, Suicide, Homosexualité... tous ces thèmes sont abordés grâce aux personnages et nous avons le droit à une belle leçon de tolérance. 

Que dire de l'histoire si ce n'est que Victor Dixen reprends à son compte certaines légendes et Folklore afin d'introduire et d'expliquer la présence des Fés dans notre monde. Je dois dire que tout est vraiment bien pensé, tout est cohérent, les Fés, leurs forces, leurs faiblesses, leurs attentes, chaque chose à son explication. 
Parfois cela traîne un peu en longueur d'ailleurs, de tout expliquer, mais c'est pour mieux repartir ensuite dans l'action.

Avec un récit à la première personne, on est rapidement immergé dans l'histoire. De plus, en reprenant des événements de la vie de tout ados (ou presque), l'auteur permet au lecteur de s'identifier à Jack et de s'y attacher. Colonie de vacances, premier amour, corps qui change avec l'arrivée dans l'adolescence, autant de thème qui ne peut que toucher la cible de cette littérature jeunesse.

En bref, avec un livre à la fois haletant et angoissant, Victor Dixen nous permet de nous plonger dans une aventure trépidante, aux multiples rebondissements et à l'originalité sans pareil. 

Merci aux Editions Jean-Claude Gawsevitch pour cette lecture.


vendredi 20 août 2010

Si peu d'endroits confortables de Fanny Salmeron

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Il y a Hannah, qui erre dans Paris en écrivant à la fille qu’elle aime et qui est partie. Il y a Joss, garçon étrange aux cheveux bleus, débarqué dans cette ville inconnue pour oublier son passé. Et puis un jour ils se rencontrent. « Je ne sais pas si deux solitudes s’annulent, je ne sais pas si elles se consolent. Je ne sais pas si au contraire elles ne forment pas un vide encore plus grand. » Une histoire d’amour où l’amour n’est pas toujours un endroit confortable.

Parfois lorsque je me rends en librairie, j'aime  dénicher un livre que je n'aurais à priori pas regarder d'habitude. Trouver un livre dont je n'ai pas encore entendu parler, un livre qui ne fait pas la une de la blogosphère, un livre qui sort du style de ce que j'ai pour habitude de lire.

Là, je passe et repasse dans les rayons et je suis attirée par ce petit bouquin. Une couverture magnifique et originale, un titre qui me parle sans même que je sache pourquoi. Si peu d'endroits confortables. Oui c'est bien vrai. Il y a si peu d'endroits où l'on se sent bien, où l'on se sent vivre et être heureux.

On  alterne les points de vue. D'abord Hannah en mal d'amour, en mal de son amour * (* étant celle qui l'a quittée). Elle ne s'en remet pas, traine son spleen partout et l'écrit sur tout "Il y a si peu d'endroits confortable". Pour Hannah le seul endroit confortable c'est dans les yeux de celle qu'elle a perdu. 

Puis Joss, qui est venu à Paris pour fuir, quoi ? on ne le découvre que petit à petit. Tous les deux sont un peu perdu et puis ils vont se rencontrer.  Chacun devenant la béquille de l'autre face à la vie, l'un plus que l'autre peut être. Et puis on pense que la vie reprends son droit.  

Je crois que ce qui m'a plu dans ce livre ce n'est pas tant l'histoire que l'écriture. Le style de l'auteur est une pure merveille. Plein de mélancolie mais tellement imagé.  J'aimerai pouvoir citer quelques passages pour illustrer mon propos mais il me faudrait quasiment retranscrire le livre en entier. Comment choisir quand chaque ligne est un délice ?

Je déplorais d'avoir eu si peu de coup de coeur littéraire cette année et bien s'il ne doit y en avoir qu'un, ce sera celui là. 


"J'écris "Il y a si peu d'endroits confortables" sur tous les bancs, les gens s'assoient dessus et la vie glisse sur ton silence" Hannah, p 44.