jeudi 31 mars 2011

Le cas Jack Spark, tome 3 : Hiver Nucléaire de Victor Dixen

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La fin du monde est arrivée. Le ciel n'est plus qu'un immense nuage de cendres. La Terre n'est plus qu'un désert gelé. Les envahisseurs ont résolu d'exterminer jusqu'au dernier survivant. À moins que la résistance ne s'organise. À moins que Jack Spark ne parvienne à unir les derniers peuples libres. Dût-il sacrifier son amour pour Sinead, et tout ce qui reste d'humain en lui. Sous les glaces de l'hiver nucléaire brûlent les dernières lueurs d'espoir, et le plus terrible des secrets.

Troisième et dernier opus de la saga Jack Spark, L'hiver nucléaire clôture en beauté cette trilogie. Comme à chaque fois que j'ai eu un des tomes en mains, j'ai appréhendé un peu la lecture au vue de la grosseur du livre (de 500 à 650 pages tout de même). Et pour ce dernier, comme pour les précédents, l'appréhension a vite fait place à la soif de connaître la suite rapidement.

On retrouvera tout le long de ce livre les différents protagonistes que l'on a pu rencontrer dans les tomes précédents. Certains que l'on croyait perdu, d'autres que l'on pensait être passer dans le camp ennemi. Enfin dans l'un des camps ennemis car ce n'est pas contre un mais contre deux forces que Jack et ses amis doivent lutter. Le combat s'annoncera long et lourd en pertes humaines et fées. De nouveaux personnages font également leur apparition, ce qui donne un petit peu de renouveau à l'histoire. Et permets certains rebondissements. 

Ce tome est vraiment très sombre de par son atmosphère d'apocalypse depuis que les Xénotrons (les méchants) ont débarqués, plongeant la terre entière dans une nuit quasi totale et charriant son lot de créatures horribles avides de mort. C'est comme une chape de plomb qui recouvrirait la terre et ses habitants, ces derniers luttant tant bien que mal pour sauver les dernières villes. 

En 650 pages on pourrait craindre des longueurs et de l'ennui mais pas du tout. Combats et rebondissements sont de la partie, saupoudrés d'une bonne touche de stress et d'angoisse qui nous amène à craindre le pire pour ces personnages auxquels ont s'attachent forcément. Comme dans le second tome, j'ai apprécié les petits récapitulatifs du type "Précédemment avec un tel" qui m'ont permis de me remémorer l'histoire et les personnages dans les premiers chapitre. Ensuite j'ai eu un peu tendance à sauter ces pages là si jamais j'enchaînais ma lecture.

Le seul bémol que je noterais, sans en dévoiler trop, serait que avec une fin aussi bien amenée, où les combats font rages de tous côtés, il est un peu décevant de voir le combat final s'y vite expédié. Cela donne un sentiment un peu bâclé alors que tout le reste du livre est si intense et bien décrit. Dommage, mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier pleinement ce dernier tome !

Merci aux Editions JC Gawsewitch pour cette lecture.

Dernière minute : vu sur le blog Book-en-stock, il y aurait un 4ème tome en préparation. Je serais curieuse de le lire, car je me demande ce que l'auteur va y faire. En même temps cela semble logique si l'on prends l'idée d'exploiter les quatres saisons. Mais pour moi Hiver Nucléaire clôturait parfaitement l'aventure. A voir donc.

A noter : Le premier tome Eté mutant sortira en poche aux Editions Gallimard Jeunesse Collection Pôle Fiction le 27 mai prochain. Source.

Editions JC Gawsewitch
656 pages

[Concours Cinéma] La Pecora Nera (La brebis galeuse) de Asciano Celestini

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Aujourd'hui on change un peu des concours habituels puisque ce n'est pas un livre que je vais vous faire gagner mais 2 x 1 place pour l'avant-première du film La Pecora Nera (La brebis galeuse), film présenté en compétition pour la 67ème Mostra de Venise. Vous aurez l'occasion, après la projection, de rencontrer le réalisateur Asciano Celestini autour d'un verre dans les locaux de la production Bellisima Films.


“L’asile est le lieu où se concentrent le plus grand nombre de saints. Saints sont les pauvres fous qui dorment sous des draps chinois, suaires de fabrication industrielle. Sainte est aussi la sœur qui, à coté de la petite lumière qui illumine sa table de chevet, brille comme un ex-voto. Mais le saint des saints c’est le docteur, il est Jésus Christ.”C’est dans ces termes que Nicola nous raconte ces 35 ans “d’asile électrique”.Dans son cerveau disloqué la réalité et la fiction entrent en collision et génèrent des illuminations imprévisibles.Nicola est né dans les années 60 “les fabuleuses années 60”, et le monde qu’il voit à l’intérieur de l’institut psychiatrique n’est pas très diffèrent de la réalité que vivent les gens à l’extérieur.Un monde toujours plus vorace, où la seule chose qui semble ne pas pouvoir se consommer, est la peur.Le film est présenté en compétition dans le cadre de la 67ème Mostra de Venise. Bellisima Films.


Infos importantes :
L'avant première aura lieu le Lundi 4 Avril 2011 prochain
à 20h00
au Club Lincoln 10, rue Lincoln 75008 Paris

Conditions et modalités: 

Vous devez habiter Paris ou 
être en mesure de vous y rendre ce jour-là pour participer
Le concours prends fin le Samedi 2 Avril à 20h
Un tirage au sort sera fait parmi les commentaires
Les résultats seront indiqués sur ce post dans la journée de Dimanche 
et vous serez prévenu par mail

Comment Jouer ?

Rien de plus simple :
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mercredi 30 mars 2011

Le Dernier jour de ma vie de Lauren Olivier

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Et s’il ne vous restait plus qu’un jour à vivre ? Que feriez-vous ? Qui aimeriez-vous embrasser ? Et surtout à quel sacrifice seriez-vous prête pour changer votre destin ?" Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une cote de popularité illimitée. Ce vendredi de février aurait dû être un jour comme les autres. Un jour parfait dans une vie de rêve. Mais ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Pourtant elle va obtenir une deuxième chance. Ou plutôt six chances. Six jours pour démêler le mystère entourant sa mort. Six occasions de découvrir la vraie valeur de tout ce qui l’entoure. Ce vendredi est le dernier jour de la vie de Sam. Ou le premier ?


J'avais vaguement entendu parler de ce roman, surtout du côté cinématographique de la chose, puisqu'un film est en préparation. Et en plus, j'avais la chance de ne pas avoir lu le résumé et donc de quasi ignorer le sujet du livre. Oui je pense que c'est une chance car je n'en ai été que plus surprise et je pense que ça a contribué à me faire aimer le livre.

L’intérêt principal de l'intrigue est qu'elle se répète sur plusieurs jours. En effet, Sam se voit revivre encore et encore le même jour, le dernier avant l'accident décrit dans le prologue. C'est là qu'à surgit ma surprise car je ne savais pas du tout qu'elle allait revivre sa dernière journée plus d'une fois ! Du coup j'ai tout de suite accrochée, tournant les pages afin de savoir ce qui allait se modifier de jour en jour. Parce que oui, petit à petit Sam va changer quelques aspects de sa journée et l'on en observera les différentes conséquences. 

Sam est vraiment un super personnage car on commence par la détester puis peu à peu on la voit évoluer et on s'attache de plus en plus. Au début c'est une jeune fille très typée "fille populaire supra superficielle" ou pour la faire short très pétasse (comme le dit l'auteur elle-même). Vous savez le genre de fille des séries TV américaine qu'on a tout simplement envie de claquer parce qu'elles sont super parfaites et populaires. Mais ça c'est l'apparence que donne Sam à sa bande de copine et à tous ceux qu'elle côtoie. Grâce à la répétition du jour et aux choix/sacrifices émis par Sam nous auront le bonheur de la voir prendre conscience de certaines choses, de s'affirmer, d'évoluer. 

J'ai trouvé le style de Lauren Olivier plus agréable à lire dans ce roman que dans Delirium où parfois le récit me paraissait un peu lourd (niveau description, ambiance ...). Et puis le système de faire revivre à Sam la même journée est idéale pour donner envie de lire la suite, car à chaque fin de journée on se demande ce qu'il va se passer ensuite ! Je ne me suis toujours pas remise de la toute dernière d'ailleurs. Incroyable l'émotion qui se dégage de ce livre, grandissant petit à petit de chapitre en chapitre. Alors que dans Delirium, l'auteur abordait le thème de l'amour, dans Le dernier jour de ma vie elle aborde celui de la mort. Mais pas que, il y a aussi un certain regard porté sur l'adolescence et les lois, difficiles et cruelles, qui la régissent (un peu autobiographie apparemment) les excès que l'on peut faire à cet âge et leurs conséquences. 

Crédit Photo @Place-to-be
Le Dernier jour de ma vie est le tout premier roman de l'auteur Lauren Olivier (Delirium déjà dispo aux Editions Black Moon), sorti au Etats-Unis l'an dernier. Grâce aux Editions Black Moon j'ai eu la chance de rencontrer Lauren Olivier lors d'une séance de lecture au sein des locaux Hachette. Je m'y suis rendue avec Heclea et Aily et nous ( et les quelques privilégiés qui ont pu se joindre à la soirée, dont Stephie que je suis contente d'avoir trop brièvement rencontrée) avons eu l'immense honneur d'une lecture du prologue de Le dernier jour de ma vie par Lauren et nous avons aussi pu lui poser quelques questions. Vous trouverez une retranscription fidèle de cette séance chez Place-to-be et chez Liliebook vous pourrez trouver une vidéo de la séance qui s'est déroulée au Havre.

Un grand merci à Cécile et à l'équipe Black Moon pour cette lecture et cette rencontre !

Editions Hachette Jeunesse
Collection Black Moon
450 pages
Sortie le 6 Avril prochain

Les avis d'Heclea et Liliebook

mardi 29 mars 2011

Cartoon de Marshall Karp

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Cinéma, télévision, presse, musique... à Hollywood, les studios Lamaar sont un véritable empire du divertissement. Joyau du groupe : Familyland, un parc d’attractions mondialement connu, symbole du rêve et des valeurs traditionnelles. Lorsque l’acteur qui interprète la mascotte du parc est assassiné et qu’on lui découvre un passé pédophile, la réputation de Familyland se trouve menacée. Et quand un second cadavre est retrouvé, l’empire Lamaar tout entier commence à vaciller. C’est dans cet univers où toute vérité n’est pas bonne à dire, celui de la communication, que Lomax et Briggs, deux flics du LAPD, vont enquêter, avec pour seules armes leur intégrité et leur complicité.

Deuxième livre lu dans le cadre du prix des lecteurs du Livre de Poche (Sélection de Février), Cartoon n'aura pas été ma sélection personnelle. Pourtant j'ai passé un bon moment de lecture et il a beaucoup de qualité, mais L'hiver de Frankie Machine l'emporte avec son univers mafieux et son personnage central si attachant.

Toutefois dans Cartoon j'ai apprécié plusieurs choses. Tout d'abord le personnage principal, l'inspecteur Lomax. Il nous est présenté de manière très humaine, tentant de faire son deuil de sa femme, mais on nous montre aussi combien il est consciencieux et efficace dans son travail, qu'il effectue avec son partenaire Briggs. Une bonne dose d'humour les aident à mieux digérer les cas auxquels ils ont à faire surtout lorsque ceux-ci se révèlent être un bel imbroglio.

Ensuite j'ai adoré l'intrigue, bien compliquée comme j'aime, avec des fausses pistes (certaines plus facilement écartées que d'autres), de faux suspects, une petite compétition flics vs FBI, une petite dose de romance ... Beaucoup de recherche dans la manière de présenter les choses, des intrigues secondaires vraiment bien amenées et qui donnent au personnage de Lomax plus de profondeur. 

Alors pourquoi ce n'est pas ma sélection ? Juste pour le tout petit point négatif venant du fait qu'il m'a fallut pas mal de temps pour rentrer dans l'histoire, qui était certes très bonne mais avec parfois un peu de longueur. Du coup je ne croyais jamais réussir à venir à bout des quelques 600 pages de ce livre. Mais quand tout commence à s'éclairer, on est pris dans l'action et là, les pages défilent !

Merci au Livre de Poche pour cette lecture.

Le Livre de Poche
Collection Thriller
633 pages

Les avis de Spyd et latite06 également pour le Prix Polar.