mercredi 8 septembre 2010

La Confrérie de la Dague noire, tome 1 : L'amant ténébreux de J.R Ward

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Une guerre fait rage à l’insu des humains. Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ces guerriers sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire. À sa tête, Kolher, leader charismatique et implacable… L’un de ses plus fidèles guerriers est assassiné, laissant derrière lui sa fille, une magnifique jeune femme, une sang-mêlé qui ignore tout de son destin. Et c’est à Kolher qu’il incombe de faire découvrir à Beth le monde mystérieux qui sera désormais le sien…

Voilà une de mes lectures qui restera dans les esprits de bon nombre de Livraddictiens (comprendront ceux qui étaient là le fameux soir !). J.R Ward reprend à son compte les codes littéraires vampiriques et sait le rendre très intéressant. 

Ici les vampires sont divisés en deux catégories. Il y a les civils, vampires des plus banals et il y les Frères de la Confrérie, qui sont chargés de défendre les civils contre la menace de L'Omega. On ne sait pas encore grand chose sur L'Omega dans ce premier tome, on apprend juste qu'il (ou elle) a créé des Eradicateurs afin de détruire la race vampirique. 

Ici les vampires, même si ils peuvent se nourrir de sang humain, ne peuvent survivre et prendre des forces qu'en buvant le sang du sexe opposé. De plus, on naît vampire, on ne le devient pas après une morsure par exemple. La transformation ne survient qu'à 25 ans et peut être fatal si le "potentiel" ne boit pas le sang d'un vampire. 

La transformation est la base de l'intrigue. Puisque c'est à cause de la future transformation de Beth (fille d'une humaine et d'un Frère de la Confrérie) qu'elle et Kholer (un Frère) se rencontre. Toutefois on notera que ce point n'est vraiment pas mis en avant lorsque cela survient, alors qu'elle devait être longue et douloureuse, celle ci s'avère rapide et presque indolore (en tout cas on ne perçoit pas la douleur via le texte).

J'ai bien aimé la relation que développe Beth et Kholer, bien que les choses (sérieuses direct) vont un peu vite entre eux. Kholer, qui apparait comme étant un être fort, dur et impitoyable, se laisse attendrir par Beth, tombe sous son charme et finalement nous découvrons une partie de lui très attachante (non je ne parle pas de "cette" partie là, quand même vous avez l'esprit mal placé !).

On ne peut évidemment pas passer sous silence le côté "hot" du livre, car évidemment vous ne manquerez pas de tomber sur quelques scènes des plus imagées. Âmes sensibles et chastes, s'abstenir. Pour ma part cela ne m'a pas dérangé, alors que dans certains bouquins de ce style, on reste toujours à tourner autour du pot, là au moins les mots sont mis sur les actes. 

Alors que j'avais un peu peur de traîner sur les quelques 550 pages du livre, je me suis surprise à le dévorer en moins de 24h. Preuve que cette lecture est des plus captivantes malgré le thème maintes et maintes fois exploré. Sans être exceptionnel, le style de l'auteur se laisse lire, même si le vocabulaire mériterait un peu plus de recherche.

Ce premier volet met en avant le chef de La Confrérie, mais dans les tomes suivants nous allons apprendre à découvrir chaque Frère, Rhages, Zadistes, Torhment, Fhuries ... Ce qui va nous permettre de ne pas nous enliser et nous ennuyer !

Je remercie les Editions Milady et Livraddict pour cette lecture faite dans le cadre d'un partenariat, les chroniques des tomes 2 et 3 suivront très bientôt.

La page bibliomania (clic sur l'image)
 

mardi 7 septembre 2010

Les étranges talents de Flavia de Luce de Alan Bradley

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Été 1950. Le paisible manoir de Buckshaw est agité par de surprenants événements. Un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d’un plant de concombres, et le maître de la famille, le colonel de Luce, n’est plus lui-même. Le plus mystérieux ? Quelqu’un a subtilisé un morceau de l’écœurante tarte à la crème de Mme Mullet. 


Avec son œil affuté et son laboratoire de chimie, c’est Flavia, l’une des trois filles de Luce, qui va mener l’enquête dans le passé tourmenté de son père.


La raison principale qui a fait que j'ai adoré ce livre est le personnage de Flavia. Quelle petite fille étonnante ! Fascinée par la chimie (à la limite du morbide puisqu'elle adore les poisons), avec un esprit dégourdi et vif, Flavia se lance dans une enquête policière qu'elle va mener avec brio, permettant de résoudre un meurtre et une vieille énigme.

Flavia est très attachante, on la sent seule et c'est pourquoi elle trouve refuge dans les livres et la chimie. Ses soeurs ne s'occupent pas d'elle, son père vit dans le souvenir, Flavia doit donc se débrouiller par elle-même pour tout et elle est très débrouillarde. J'ai bien aimé son petit humour parfois caustique, suivre le cours de ses pensées qui la mène vers le meurtrier, la voir aller d'un point à un autre sur sa Gloria (son vélo)...

Deuxième point qui m'a plu ici c'est l'univers dans lequel se déroule ce livre. Au coeur d'un petit village typiquement anglais (enfin selon ce que je m'imagine personnellement) et au sein d'une demeure familiale à l'histoire étonnante (peut être pas assez exploitée d'ailleurs).

L'enquête en elle même est peut être un peu trop simple, il est assez facile de deviner le fin mot de l'histoire et d'identifier le meurtrier et le pourquoi du comment. Mais pour un livre jeunesse on ne peut s'en doute pas demander non plus la complexité que l'on retrouve dans les thrillers adultes.

En bref, un trhiller jeunesse des plus réussis à conseiller pour une découverte du genre ou bien simplement pour passer un bon moment de lecture. 


samedi 4 septembre 2010

Jaz Parks s'en mord les doigts de Jennifer Rardin

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Je m'appelle Jaz Parks. Mon patron, Vayl, est né en 1744 en Roumanie, où il est... mort. Entre les mains de son épouse, qui plus est. Une vampire. Mais c'est de l'histoire ancienne. Pour l'heure, Vayl travaille à la CIA, où il exerce son plus grand talent... celui d'assassin. Moi? Je l'aide. Evitez de me traiter d'assistante, ou je vous en colle une. Vayl et moi devons éliminer un chirurgien esthétique de Miami lié au terrorisme. Mais notre mission se complique lorsqu'on découvre qu'il est de mèche avec un salopard aux pouvoirs surnaturels capables de mettre l'Amérique à genoux...

Alors que lors d'une première approche je n'avais pas dépassé le premier chapitre, ne m'intéressant que moyennement à cette histoire, je m'y suis replongée dans le cadre d'une LC Livraddict (comme bien souvent lorsque je donne une seconde chance à un bouquin).

Cette fois j'ai accroché direct (une histoire de moment ? d'état d'esprit ?) et j'ai très difficilement lâché le livre lorsque cela était nécessaire (faut bien dormir ma petite dame !). Le personnage de Jaz Parks m'a semblé attachante avec le difficile passé qu'elle traîne et qu'elle a du mal a surmonter. J'ai bien aimé son humour également, cinglant mais pas trop. 

Je regrette que le personnage de Vayl, le vampire, ne soit pas très développé, on en apprend un peu sur lui mais pas assez à mon goût. Et puis bien sur, la relation qu'il a avec Jaz ne m'a pas totalement satisfaite, j'espère voir celle ci évoluer avec les prochains tomes.

Concernant l'histoire, ce qui est bien c'est que tout va à cent à l'heure, très peu de temps mort dans ce livre. Un peu de fight mais pas trop, des rencontres, un problème à résoudre ... Intéressant le petit côté surnaturel qui est rajouté, mêlé à quelques gadgets hautes technologies, de quoi ne pas s'ennuyer !

En bref, moi qui était réticente à découvrir cette série, je n'attends plus qu'une chose c'est de découvrir la suite des aventures de Jaz, qui paraît sont de mieux en mieux !

Co-Lecteurs : Lolo, LisalorVozrozhdenyie, Ethernya, Azariel87, Latite06, Petit-lips, Mycoton32, Galleane, Fée Bourbonnaise, Deliregirl1, Thalia

jeudi 2 septembre 2010

Danny Valentine : Le baiser du démon de Lilith Saintcrow

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Danny Valentine tempérament de feu et nerfs d acier est nécromancienne. Elle loue ses services au plus offrant et ressuscite les morts comme personne. Pourtant elle se serait bien passée de ce contrat avec Lucifer lui-même. Mais comment refuser, et espérer rester en vie ? Engagée pour tuer le fugitif Santino, démon de son état, Danny se voit affublée pour garde du corps d un autre démon en qui elle n a pas confiance, et de deux médiums. Cela dit dans cette affaire, ce n est pas d amis dont elle a besoin, mais plutôt d un miracle. Car la dernière fois qu'elle a rencontré l invincible Santino... elle a failli mourir !

Qui est Danny Valentine ? Peut être la nouvelle héroine de la Fantasy capable de détrôner Mercy et Anita ? En tout cas, après la lecture de ce premier volume, je crois qu'elle est en tout cas bien partie pour les égaler. 

Mélange de Dark Fantasy et de Fantasy urbaine, l'univers de ce livre est très bien décrit et cohérent. Sans rentrer dans de longs détails et descriptions, on est mis au parfum du pourquoi de la présence des démons et des Psions (les humains qui ont des pouvoirs tel que les nécromants, les chamans et autres Skilins) dans notre monde qui a beaucoup évolué également en matière de technologie et où les pouvoirs surnaturels sont légions et redoutés.

Femme forte et sexy, indépendante, à la répartie cinglante, Danny est une nécromante (c'est à dire qu'elle peut communiquer avec les Morts). Son passé lourd et chargé, lui ont laissé un goût amer et revient la hanter pendant son sommeil. Cela n'empêche pas qu'elle soit devenue une battante, une des meilleures (si ce n'est LA meilleure) nécromantes. C'est sans doute ce qui lui vaut "l'honneur" d'être appelé par le Prince des ténèbres himself pour une mission des plus dangereuse.

Le récit est mené tambour battant, pas le temps de se reposer d'ailleurs pour Danny, elle part à la chasse et ne s'arrêtera qu'une fois son objectif mort. Plusieurs rebondissements scotchent le lecteur à l'intrigue et on n'a qu'une envie c'est de savoir la suite. Je me suis d'ailleurs vu freiner en approchant de la fin, car je n'avais pas envie de le finir si vite !

L'univers et les personnages m'ont totalement conquise, y compris les personnages dit secondaire. Bien que peu présent au début du livre ils trouvent et prouvent leur place et leur utilité au fil du récit, et l'on ne peut s'empêcher de remarquer que finalement notre héroine, qui se veut solitaire; est bien peu de chose sans eux.

Grâce à un style fluide et simple, l'auteur nous amène dans une aventure riche en action, en émotion et il y a fort à parier pour que Danny Valentine devienne rapidement une incontournable dans le genre.

Merci aux Editions Orbit pour cette lecture.